Pas besoin d’être stratégique pour faire de l’intelligence économique

Je me permets de rediffuser le programme dressé par Monsieur Chirat qui a été reconduit dans ses fonctions à la tête de la fédération française de l’imprimerie.

Un programme qui a attiré mon attention, car malgré ce que peuvent en dire certains l’intelligence économique peut être un véritable outil d’entreprise, pris en main par les entreprises et mis en oeuvre par elles aussi. Debout producteurs de petits pois et de tomates marmandaises, et imprimeurs, et etc – secteurs peut être non stratégiques mais importants me semble-t’il quand même…

Un bien ambitieux programme de la FICG pour lequel tous les ingrédients me semblent réunis : collecte de l’information pour comprendre son environnement, lobbying et communication d’influence, avec pour tout cela une vraie ligne directrice, de vrais enjeux.

J’ai eu d’ailleurs l’occasion de rencontrer un des membres de la FICG à Pithiviers dernièrement, et c’était un réel plaisir : tout d’abord parce que cela signifiait qu’il était assez motivé pour être présent à des heures indues, mais aussi car on sentait – derrière la volonté de progresser dans la compréhension de son environnement en acquérant pourquoi pas de nouvelles méthodes, en abordant de nouveaux outils – tout le pragmatisme du chef d’entreprise qui n’est pas là pour faire du patriotisme économique mais bien pour faire vivre son entreprise dans les meilleurs conditions et cela le plus longtemps possible.

Instances : le programme du président Chirat pour sa nouvelle mandature à la tête de la Fédération française de l’Imprimerie (FICG)

GraphiLine rediffuse le programme présenté par Jacques Chirat à l’occasion de sa réelection à la tête de la fédération française de l’imprimerie.

Fédérer et construire :
les priorités d’une mandature

Aujourd’hui plus qu’hier, l’imprimé, de par sa nature et la diversité des messages et des produits auxquels il est associé, est au carrefour de l’art et de l’industrie et s’ancre dans la réalité économique, politique et sociologique du pays.

Cependant, la mutation des modes de consommation de l’information, les technologies numériques, la culture du gratuit, la volatilité des marchés, la stratégie des annonceurs, créent un véritable mouvement qui fragmente le comportement des consommateurs et remet en cause notre propre chaîne de valeur.

Notre modèle industriel s’effrite, la presse qui en a été la première victime en subit aujourd’hui les conséquences et certains de nos marchés sont également concernés par le glissement inéluctable d’une partie de la publicité au profit d’autres médias que le média papier.

C’est pourquoi il est plus que jamais nécessaire de rompre avec certains discours défaitistes et défensifs, voire misérabilistes, que l’on peut entendre au sujet de l’industrie en général et de notre filière en particulier, pour adopter une attitude offensive et renforcer l’attractivité de notre secteur et de notre média qui est un vecteur de connaissance, d’information et de savoir-faire.

Le plan de mandature sur lequel vous aurez à vous prononcer le 23 juin prochain a été construit comme une véritable feuille de route pour les trois années à venir.

Trois années pour adapter et faire progresser l’imprimé.

Trois années pour promouvoir l’esprit d’entreprendre dans les industries graphiques et réussir la préparation du changement générationnel qui s’annonce.

Trois années pour partager et renforcer les liens avec le terrain en modernisant notre Fédération et ses Syndicats territoriaux.

Trois années pour coordonner, rassembler, regrouper et fédérer les compétences et les énergies qui existent dans le secteur.

1 – Comprendre pour agir

• Observer les marchés

La modification de l’environnement du secteur, associée à la mutation de ses frontières technologiques, aux nouvelles pratiques d’achat et au nomadisme des marchés, implique plus que jamais de comprendre notre environnement économique.

➢ Comprendre pour fournir aux entreprises des éléments de veille et d’analyse économique permettant d’ajuster, de corriger et d’anticiper.
➢ Comprendre pour mieux former, mieux investir, mieux pérenniser.

Un tel projet, devenu indispensable pour la branche, suppose de jeter les bases d’un observatoire des marchés avec les représentants des annonceurs et/ou leurs prestataires. Un tel projet suppose également de construire un outil fiable et permanent composé de capteurs interprétables, susceptibles de :

– Distinguer le conjoncturel du structurel.
– Identifier les glissements de marchés.
– Comprendre les arbitrages entre le média papier et les médias électroniques.
– Mesurer l’impact des nouvelles tendances de consommation sur la croissance du média imprimé.

Cette intelligence économique dont l’architecture a été conçue par la Fédération au premier semestre 2006 sera finalisée au cours de la première année de la mandature de façon à pouvoir livrer des informations lisibles à toutes les entreprises, quels que soient leur taille, leur positionnement stratégique et leurs marchés.

• Anticiper la recomposition des emplois

La réflexion prospective sur les métiers, les compétences et les emplois est devenue une donne incontournable de tous les secteurs industriels en mutation comme l’est le nôtre. Aucune branche soumise aux ruptures technologiques et organisationnelles que nous connaissons ne peut faire l’économie d’une gestion prévisionnelle de ses compétences à un moment de son développement où la pyramide des âges jointe à l’évolution technologique rend difficilement lisibles certains scénarios d’évolution du secteur.

En première ligne sur ce chantier, la Fédération s’est rapprochée des pouvoirs publics pour lancer un nouveau contrat d’étude prospective dont l’objectif sera de construire des projections en terme de profils de compétences, de modèles industriels et de besoins d’emploi. Ce chantier essentiel demandera une forte implication de la Fédération et des partenaires sociaux.

2 – Organiser la relève

Si le secteur compte encore 6 000 entreprises, il ne fait pas de doute que nous assiston
s à une mutation générationnelle qui implique d’attirer de nouveaux talents pour reprendre les entreprises du secteur et accompagner ces jeunes repreneurs dans leur projet afin de consolider leur investissement. Certaines entreprises se sont en effet dotées ces dernières années de jeunes dirigeants qui jettent un autre regard sur le management des entreprises et tentent de se soustraire à la seule logique de l’outil pour s’ouvrir à des problématiques plus transversales. Ces jeunes dirigeants nécessitent d’être fédérés dans une convention nationale annuelle où ils pourront comparer, partager et mettre en synergie leurs différents points de vue. Un membre du Bureau exécutif, appartenant au CJD, aura en charge l’animation de ce département spécifique.

3 – Prendre en compte la spécificité des TPE

Au cours des dernières années, les TPE du secteur ont démontré une capacité à s’adapter et à innover insuffisamment reconnue. Les très petites entreprises du secteur concentrent certaines des caractéristiques des grandes entreprises tout en n’ayant pas la surface nécessaire pour y faire face. Vu le nombre de TPE du secteur qui participent à l’équilibre territorial des régions, il est nécessaire de renforcer notre lien de proximité avec cette catégorie d’entreprises en relançant une section TPE au sein de la Fédération dont la mission sera de travailler, d’une part, à l’identification économique du poids et de la place des entreprises de cette taille au sein de notre branche et, d’autre part, à la conception d’outils spécifiques qui leur seraient dédiés. En effet, la plupart de ces entreprises, qui dans notre secteur sont créatives et innovantes, vivent mal le dilemme de la transmission ou du rapprochement et ont peu accès à certains outils d’accompagnement conçus pour des catégories d’entreprises plus structurées. Pérenniser ces entreprises en anticipant les changements de leur environnement. Valoriser les compétences de leurs dirigeants et accompagner le passage de relais, fera l’objet d’un plan d’action spécifique géré par cette section des TPE.

4 – Replacer l’imprimé au cœur de la société

La Fédération s’était engagée sous la première mandature dans une politique de valorisation éditoriale pour répondre aux attentes multiples des entreprises de la filière au sens large (des annonceurs aux institutionnels). Toutefois, malgré les efforts mis en œuvre par le biais de notre support Acteurs Graphiques, la filière graphique en général souffre d’un déficit chronique d’image qu’il convient de redresser tant auprès du grand public que des médias, des relais institutionnels, des élus de la Nation, des acteurs territoriaux… Pour ce faire, durant la prochaine mandature, la Fédération s’attachera à mettre en œuvre un plan d’action construit autour de la valorisation de l’écrit et du média papier dont les principaux axes seront les suivants :

• Créer un groupe de travail rattaché au bureau pour fédérer les approches des divers acteurs de la chaîne de l’écrit. Etablir un état des lieux et concevoir un plan d’action.
• Organiser des assises nationales de la communication associant des intervenants du monde économique et culturel (éditeurs, distributeurs, imprimeurs, façonniers, papetiers, institutionnels ou syndicats de la presse, syndicat de l’édition …).
• Organiser des événements périodiques à destination des parlementaires pour agir en amont auprès du législateur et valoriser la place de notre média au sein de la chaîne de valeur de l’information.
• Favoriser la création d’une Association des amis de l’imprimé composée de leaders d’opinion, de parlementaires et d’élus territoriaux.
• Elaborer un support ludique grand public consacré à la filière graphique (Bande Dessinée thématique).

5 – Fédérer les compétences
et les énergies du secteur

Aucun des chantiers prioritaires de la mandature ne peut se concevoir sans un travail en réseau mutualisé avec nos syndicats territoriaux et les entreprises, mais aussi avec les autres composantes patronales du secteur. La FICG, au cours du premier mandat, est parvenue à instaurer une logique de partenariat avec trois syndicats de « métiers » : la Chambre Syndicale de la Reliure-Brochure-Dorure, le Syndicat des Routeurs et le Groupement Professionnel de la Sérigraphie Française. Devenue une structure d’accueil pour ces syndicats professionnels, la Fédération aspire à renforcer cette approche solidaire et cette polycompétence au service de la consolidation de la filière. Toutes les entreprises, quelle que soit leur taille ou leur spécificité, doivent pouvoir se retrouver au sein de la « Maison de tous » que doit devenir la Fédération. Pour construire cette approche, au-delà de ce qui a déjà été réalisé, la Fédération a pris des initiatives à destination de métiers connexes et a commencé à lancer les bases d’un rapprochement avec des industriels d’autres organisations patronales du secteur, rapprochement qui se matérialisera dans les prochains mois.

6 – Poursuivre le chantier de la rénovation
de la convention collective

Compétitivité et équilibres sociaux doivent être mariés au service de la performance globale de l’entreprise. La Fédération, depuis les Assises du dialogue social, est parvenue à changer le climat au sein de la Commission paritaire et à faire admettre par les partenaires sociaux que les modèles économiques et industriels d’aujourd’hui ne pouvaient plus être gérés par les logiques du passé. La prochaine mandature verra donc la publication d’un nouveau corps de textes adaptés au contexte économique et social d’aujourd’hui, ce travail qui nécessite la mobilisation de tous est l’un des rôles essentiels que doit assumer la Fédération pour sécuriser juridiquement l’environnement des entreprises et leur offrir la souplesse d’organisation que les nouveaux modèles économiques exigent.

7 – Poursuivre notre implication
dans le développement durable

Vu le succès remporté par notre marque collective Imprim’Vert et vu le travail de fond que nous avons lancé avec les acheteurs privés et les acheteurs publics pour intégrer dans leur cahier des charges des critères de choix de l’imprimeur fondés sur la maîtrise du développement durable, la Fédération va se renforcer sur ce secteur en travaillant en amont tant sur l’impact de la certification forestière que sur la co
mposante économique du développement durable, permettant à terme de déboucher sur une labellisation professionnelle. L’ensemble des autres composants environnementaux de la Fédération sera développé avec la vente de services qui y est immanquablement associée.

8 – Parier sur la force d’un réseau structuré

Première organisation du secteur, la Fédération qui est aussi une plate-forme de services tire une partie de sa force dans l’existence de son réseau territorial et sa capacité à répondre aux attentes de ses adhérents dont certains se comportent de plus en plus comme des clients. Le niveau régional qui apparaît comme un échelon essentiel de l’animation et de la politique territoriale qui est une priorité de la Fédération, doit être aidé et consolidé à un moment où le fonctionnement de notre organisation à tous les échelons se doit d’être repensé. La formation spécifique de nos élus territoriaux, les priorités stratégiques d’actions à mettre en œuvre dans les bassins, l’organisation et l’optimisation des missions de chacun devront, à la lumière de la nouvelle charte relationnelle Fédération/Syndicats, profiter de l’effet bénéfique de notre nouveau schéma de fonctionnement en clarifiant les responsabilités et les complémentarités de chacun et en évitant que les échelons ne se cannibalisent.

9 – Travailler à la valorisation
de l’offre française à l’étranger

L’offre graphique française est insuffisamment présente sur les marchés européens et à fortiori sur les pays émergents (Sud-Est asiatique, Inde…). A l’inverse, certaines délocalisations de flux, même marginales, sont en cours et la Fédération s’est largement investie dans l’identification de ces nouveaux phénomènes qui concernent notamment la Chine et impactent une partie de l’offre européenne. Les industriels du secteur, soucieux de comprendre ces « nouveaux territoires de l’imprimé », souhaitent que l’on organise des missions d’étude et de prospection avec l’appui des pouvoirs publics qui nous soutiennent dans cette démarche. La prochaine mandature sera l’occasion d’organiser plusieurs missions géographiquement ciblées et de mettre en œuvre ceux des projets transnationaux qui pourraient émerger de ces missions exploratoires.

10 – Restaurer l’image financière du secteur

La politique industrielle que mène la Fédération depuis trois ans commence à produire des effets dans les territoires. Néanmoins, force est de constater que dans un secteur comme le nôtre, marqué par une fragilité du tissu et des engagements financiers importants, l’image consolidée du secteur auprès de l’environnement bancaire et financier n’est pas positive. Il importe de recréer de toute urgence une véritable base de données financières par taille d’entreprise, grand portefeuille d’activité ou par produit. Cette centrale des bilans qui sera hébergée au sein de l’observatoire mis en place par la Fédération permettra de consolider le secteur.

Membres de la nouvelle équipe fédérale

Jacques CHIRAT
Imprimerie CHIRAT
744 rue de Sainte-Colombe
42540 SAINT JUST LA PENDUE

• Effectif : 225 salariés.
• Produits : . Revues professionnelles et économiques.
. Catalogues industriels.
. Annuaires associatifs.
. Livres et beaux livres.

➢ Mandats : . Membre du bureau du MEDEF Loire Nord – Roanne.
. Délégué consulaire à la Chambre de commerce et d’industrie
du Roannais.
. Membre du Conseil d’administration de la MIFE du Roannais
(Maison de l’Information sur la Formation et l’Emploi).
. Membre du Conseil d’administration de l’EFPG (Ecole Française
de Papeterie et des industries graphiques de Grenoble).

René ANELOT
Imprimerie TOPP
ZA Croix Saint-Mathieu
28320 GALLARDON

• Effectif : 19 salariés.
• Produits : Imprimerie généraliste (dépliants, fiches, liasses, revues…).

➢ Mandats : . Président du MEDEF Eure-et-Loir.
. Membre de la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Eure-et-Loir.
. Trésorier de l’OPCA-CGM.
. Président du Syndicat Patronal de l’Imprimerie d’Eure-et-Loir.
. Président de la Commission Paritaire Nationale (CPN).
. Président de la Commission Paritaire Nationale de l’Emploi (CPNE).
. Président de la Commission de conciliation et d’arbitrage.
des industries graphiques de la région Centre.
. Membre du Conseil Economique et Social de la région Centre.

Pierre BERNARD
LES FACONNABLES
Parc d’activité "Les Peupliers"
BP 59
59420 MOUVAUX

• Effectif : 240 salariés.
• Produits : Reliure-Brochure industrielle (VPC, annuaires…).

➢ Mandats : Président du Syndicat Professionnel de l’Imprimerie
et de la Communication Graphique du Nord/Pas-de-Calais (SPI).

Benoît DUQUESNE
Imprimerie TONNELLIER
Zone Industrielle route de Vire
14110 CONDÉ SUR NOIREAU

• Effectif : 160 salariés.
• Produits : Notices pharmaceutiques et cosmétiques.

➢ Mandats : . Maire.
. Délégué consulaire.
. Membre du Bureau de l’AFI (Association de formation) à Rouen.

Emmanuel FABRÈGUE
FABRÈGUE SA
BP 10
87500 SAINT YRIEIX LA PERCHE

• Effectif : 470 salariés.
• Produits : . Imprimerie généraliste.
. Négoce articles de bureau.

➢ Mandats : . Membre du Conseil exécutif du MEDEF Haute-Vienne.
. Trésorier de l’Union des métiers graphiques du Limousin.

Jean-Paul MAURY
MAURY Imprimeur
Zone Industrielle
45330 MALESHERBES

• Effectif : 2 000 salariés.
• Produits : . Magazines.
. Livres.
. Catalogues.

➢ Mandats : . Conseiller de la région Centre à la Banque de France.
. Vice-Président de "Jeunesse et Entreprises".

Daniel NADEAU
IMPRIMERIE NOUVELLE
93 avenue Denis Papin
45800 SAINT JEAN DE BRAYE

• Effectif : 90 salariés.
• Produits : . Documentations techniques et commerciales couleurs.
. Edition documentaire (guides d’utilisation…).

➢ Mandats : . Président du CARTIF (Centre de formation de Tours).
. Président du GRAIC (Groupement Régional Administratif
des Imprimeurs du Centre).

Etienne SCHWARTZ
Imprimerie SARREGUEMINOISE
Chemin des Tuileries
Route de Nancy – BP 70234
57200 SARREGUEMINES

• Effectif : 16 salari&e
acute;s
• Produits : . Dépliants et brochures.
. Livres.
. Affiches.
. Travaux de ville.

➢ Mandats : . Président de la Chambre syndicale de l’Imprimerie de Moselle
(CSIIGM).
. Comité directeur de la Chambre de Métiers de Moselle
(trésorier-adjoint).
. Membre du Conseil d’Administration de la Chambre Régionale
de Métiers de Lorraine

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