Internet : Référencement, enjeu croissant

Le site de LVMH est l’offre la mieux référencée dans le domaine du luxe. Les marques du secteur ont encore des progrès à faire sur ce terrain de la communication on line.

QUEL SITE de marque rencontre-t-on en premier lorsque l’on fait une recherche sur les produits de luxe sur Google ? La réponse est lvmh.fr. Le site Internet du groupe français peut ainsi se féliciter d’être le mieux référencé parmi ses pairs.

Selon un classement réalisé par la société de référencement Webformance sur un ensemble de 250 mots clés représentatifs du secteur du luxe, l’offre Internet de LVMH devance celle de Piaget, Longchamp ou encore Cartier en termes de rang dans les pages de résultat des moteurs Google, Yahoo! et MSN. Aucune n’atteint encore la moyenne de points.

Pour les marques, la qualité du référencement représente un nouvel enjeu dans la bataille de la communication interactive. « Le référencement est une question plus présente aujourd’hui, comparé à il y a dix-huit mois. Nos clients sont plus sensibilisés », indique Philippe Delière, président de l’agence Wunderman France. Et pour cause : tous les internautes font désormais leur entrée sur Internet par la recherche, 80 % d’entre eux ne vont pas plus loin que la première page et 60 % des internautes ne cliquent pas sur les liens publicitaires. Les recherches sur Google ont progressé de 9 %, celles sur Yahoo! de 12 % en un an. Pour toutes ces raisons, les marques apportent de plus en plus de soin à la qualité de leur référencement – naturel, dès la création de l’offre Internet ; publicitaire, avec l’achat régulier de mots clés et de liens sponsorisés.

La qualification de l’information «Il y a une problématique de notoriété. Selon l’internaute, les leaders apparaissent en premier. En réalité, on trouve beaucoup de challengers. » Ce qui permet à un site comme Piaget d’être mieux classé que la marque Louis Vuitton sur des critères de qualité de référencement. « Et il y a une notion de trafic qualifié : pour être trouvé par les prospects, il faut repérer les expressions cherchées. La recherche d’une information doit être mise en relation avec le site annonceur », explique Olivier Guillo, président de la société de référencement Webformance. L’internaute tend ainsi à faire plutôt une recherche sur les termes « produits de beauté » que « cosmétiques ». Le rôle du conseil en référencement porte alors aussi bien sur la qualification de l’information que sur la circulation et le trafic de celle-ci.

Complément du référencement naturel, le référencement publicitaire est comparable à une campagne de communication et fait désormais partie du budget marketing des annonceurs. « Il ne faut pas acheter le nom de sa marque mais imaginer les besoins des internautes par rapport à une période donnée », souligne Philippe Delière. Outre la saisonnalité des besoins, il faut également tenir compte du « buzz » au gré duquel les terminologies changent ainsi que l’évolution des technologies de recherche développées par les moteurs de recherche. « Le besoin de référencement est pérenne », se réjouissent ainsi les agences spécialisées.

Auteur : Marie-Catherine Beuth
Source : Le Figaro – Le 10 juillet 2006

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