AOL France choisit Google aux dépens du français Exalead

Le portail Internet a changé de moteur de recherche dans l’Hexagone. Google est désormais utilisé par toutes les filiales d’AOL dans le monde.
Les effets de la mondialisation se font aussi sentir sur Internet. Le Français Exalead, l’un des seuls européens à tenir tête aux géants américains sur le marché des moteurs de recherche, vient de perdre un client important : AOL France. Le portail utilisait depuis cinq ans le moteur français sur sa page d’accueil.

Comme s’y attendaient,« depuis neuf mois déjà », les responsables d’Exalead, le contrat, qui arrivait à échéance en ce mois de mars, n’a pas été reconduit. Le portail d’AOL France – dont l’activité d’accès à Internet a été cédée à Neuf Cegetel l’été dernier – propose désormais le moteur de Google. Ce choix n’a rien à voir avec les qualités du moteur français, mais s’inscrit dans une vaste logique de rationalisation des infrastructures d’AOL dans le monde. Toutes les filiales d’AOL utilisent désormais les mêmes technologies, dont le moteur de Google.

Développement à l’international
Il ne s’agit pas, pour autant, d’un coup d’arrêt pour Exalead. L’entreprise, qui a levé 12 millions d’euros en janvier dernier, investit aujourd’hui dans deux directions. D’une part, elle accélère son développement à l’international. Présente aux Etats-Unis depuis 18 mois, elle vient d’ouvrir deux filiales en Angleterre et en Allemagne. D’autre part, elle monte en puissance sur le marché de la publicité générée par son moteur de recherche . Selon François Bourdoncle, son PDG, l’objectif est d’augmenter la publicité afin qu’elle représente 5 à 10 % du chiffre d’affaires d’ici à la fin de l’année, contre un pourcentage minime aujourd’hui.

Exalead attend également beaucoup du projet européen Quaero, dont le but est la mise en place d’une filière technologique permettant aux industriels européens de résister à la concurrence américaine en matière de recherche sur Internet. Pour l’instant, Thomson, France Télécom, Jouve et Exalead sont les quatre principales entreprises engagées dans ce projet, les industriels allemands ayant préféré faire cavalier seul. Quaero devrait disposer d’un budget total de 105 millions d’euros (sous la forme d’avances soumises à remboursement en cas de résultats positifs), mais attend toujours le feu vert de Bruxelles. La Commission européenne devrait donner son aval avant l’été.

par David Maume, 01net.

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