Billet d'humeur
J'aime vachement le nouveau site www.jaimelesartistes.fr ... Mais j'aime toujours pas les majors. On se marre bien quand même avec les ninjas.
 
Actulligence :
Veille, Intelligence Economique et recherche d'information
par Frédéric Martinet

Intelligence économique, veille et recherche d'informations - Actulligence.com
Spotter - Veille et analyse du discours consommateurs sur Internet
Écrit par Frédéric Martinet   
21-11-2009

Lors du Semo 2009, Spotter, socété de prestation de services et fournisseur de solution SaaS spécialisée en e-reputation et veille stratégique, présentait une conférence intitulée "Veille et Analyse du Discourrs sur Internet".

C'est Nicolas Saintagne, Directeur de la Business Unit Brand & Corporate Intelligence qui pendant une petite heure a expliqué le positionnement de Spotter dans son approche de la collecte et l'analyse du discours du consommateur sur Internet.

En dehors des traditionnelles slides de présentation de l'entreprise et de ses produits, Nicolas a développé les points qui rendaient nécessaires le passage du marketing au marketing conversationnel et donc à la collecte des dites conversations (Du market Research au Conversation Research). Il s'est appuyé pour cela sur un ouvrage intitulé The Cluetrain Manifesto, ouvrage datant de 1999 et qui préfigurait largement de tous les aspects qui font l'objet de vives discussion sur le marché de l'e-reputation aujourdhui.

J'aime particulièrement la Thèse 94 : "Nous nous organisons plus vite que vous ne le faites. Nous avons de meilleurs outils, d'avantages d'idées neuves, et aucun règlement pour nous ralentir." paroles de consommateurs/internautes)

Par ailleurs Spotter inisiste sur les complémentarités entre vie réelle et ce qui se passe sur Internet plutôt que sur ce qui les oppose. Vision que je soutiens largement.

La dernière partie de la présentation insiste sur la meilleure façon de construire son projet d'analyse consumer insight.

Quelques règles d'or et surtout de bon sens :

  • De bien maîtriser ses objectifs,
  • D’identifier et évaluer les typologies de sources à suivre,
  • De collecter de l’information utilisable analytiquement,
  • De définir un système de reporting opérationnel et cohérent avec ses objectifs et ses habitudes de diffusion/transmission d’information.

Il y revient notamment sur les types de source à surveiller en fonction du projet, de l'activité de l'entreprise et de ses consommateurs.

Il aborde également la façon concrète de traiter les commentaires et les UGC en général. Une problématique à laquelle les veilleurs ont tous été confrontée : quels commentaires garder sans polluer son dispositif de veille image et d'analyse User Generated Content.

Toute sa présentatin est émaileée de nombreux screenshots et de nombreux exemples particuièrement pertinents pour illustrer les propos

Voilà donc une bien belle présentation, que je ne peux que vous inviter à lire attentivement.



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Dernière mise à jour : ( 21-11-2009 )
 
Supports conférence e-réputation - Identité numérique
Écrit par Frédéric Martinet   
20-11-2009

Social Networks et e-reputationTout début octobre, quelques amis et moi mêmes intervenions sur une conférence organisée par le Pôle Universitaire Léonard de Vinci, par l'Infothèque, sur les réseaux sociaux, l'Identité Numérique, l'e-reputation et la protection des données personnelles.

Avec l'autorisation de mes collègues d'un soir je vous prpose l'accès à leurs slides bien que cela ne puisse remplacer ce qui s'est dit ce soir là ainsi que les échanges nombreux qui se sont tenus avec la salle. On a même d^nous en chasser! :)

Les intervenants pour les rappeler donc :

Les présentations dans l'ordre :

  • "Réseaux sociaux, Données personnelles et Vie Privée" (Frédéric Martinet), rappelle quelques données de cadrage ainsi que les bons réflexes à avoir pour gérer son e-reputation et sa présence numérique à travers les réseaux sociaux. Elle n'est pas faite pour être imprimée car elle est animée et je vous conseille donc également de la télécharger et de la visionner, Slideshare ne gérant pas du tout les animations Powerpoint..
    >> Télécharger

 

 

  • "Identité numérique : levier de l'e-réputation de votre entreprise", par Camille Alloing, rappelle quelques cas d'écoles de ce qu'il ne faut pas faire lorsque l'on est une entreprise et ce qu'il faut surveiller à travers entre autre le cas Virgin Atlantic et également le profil Facebook de la femme du chef du MI6. Egalement au programme la notion d'effet colatéral et d'association entre identité et vie numérique de l'individu et l'entreprise dont il est salarié.

 

 

  • Pour sa part, Gautier Barbe a abordé le cas du CV vidéo à travers "L'intérêt modéré du CV Vidéo" pour booster son "personal branding". A travers deux cas, celui de Mathieu Vaidis et de Isabelle Moreau. Ah, le CV vidéo, un bonheur sans cesse renouvelé. Des fails qui pleuvent et des réputations personnelles entachées lourdement et longuement... (Au passage, félicitations à Gautier dont le flegme britannique en complet décalage avec les CV projetés était divin.) Un présentation très courte et succincte car tout était dans le discours de Maître Barbe!

 

 

  • Et la dernière d'Antoine Montoux, "Gestion de son e-réputation dans le temps et Pérennité de l’information en ligne", qui a traité plus particulièrement de la pérennité de l'information diffusée sur Internet et des nouveaux jobs qui en découlent dont celui de nettoyeur de traces compromettantes sur le Web.

 

 

Bonne lecture à tous

Crédits photos : Intersection Consulting - Flickr - Licence CCommon certains droits réservés



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Dernière mise à jour : ( 21-11-2009 )
 
Journée nationale d’Intelligence Economique d’Entreprise 2009
Écrit par Frédéric Martinet   
17-11-2009

Le 10 décembre 2009 au Pôle Universitaire Léonard de Vinci, se tiendront la 4ème journées l'intelligence économique d'entreprise, sous l'accroche : "L'Entreprise Compétitive"

Ces dernières sont organisées conjointement par le Pôle Universitaire Léonard de Vinci et l'Académie de l'Intelligence Economique sous le haut patronnage de Mme Christine Lagarde, Ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi.

Au programme, 4 ateliers qui réuniront des intervenants de renom. Tout le grattin de l'intelligence économique.

  • « Approche et pratique de l’intelligence économique
    au niveau international »
  • « Les nouvelles clés d’un management gagnant »
  • « Les nouveaux outils de l’intelligence économique : les réseaux sociaux »
  • « De la communication à l’influence »
  • « L’intelligence économique : un moyen pour une sortie de crise « par le haut »

Tous les détails sont dans le programme et l'inscription est obligatoire.

NB : pour la première année, l'Académie de l'IE, aux côtés de la librairie Intelligence Economique, présentera les blogs de référence sur les sujets de la veille stratégique et de l'intelligence économique



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Websens recherche des veilleurs freelance
Écrit par Frédéric Martinet   
17-11-2009

Isabelle, que j'ai eu l'occasiond e croiser à plusieurs reprises, concurrente (?), me demande de publier cet appel à contact / candidature. N'hésitez pas à la contacter.

WebSens, Institut d’études qualitatives et stratégiques sur le web situé à Créteil recherche des veilleurs free-lance résidant en Ille-de-France, pratiquant couramment une langue étrangère et ayant une expérience en entreprise (cabinet, annonceur, Institut) pour des missions ponctuelles puis régulières de veille stratégique, concurrentielle, produit, sectorielle, image.

Une expertise dans un secteur d’activité en particulier serait appréciée, de bonnes capacités d’analyse sont recherchées.

Une formation à nos outils sera assurée.

Merci de bien vouloir adresser vos candidatures à contact@websens.fr à l’attention d’Isabelle Bouttier, Directrice Associée, WebSens



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Dernière mise à jour : ( 17-11-2009 )
 
Démystifions l'e-réputation : le retour
Écrit par Frédéric Martinet   
17-11-2009

Un titre que j'emprunte à Camille Alloing, du blog CaddE-réputation qui m'a convié il y a déjà quelques jours à donner mon avis sur un billet fort pertinent qu'il avait écrit sur les questions liées à l'e-reputation. Celles que l'on entend souvent dans le meilleur des cas et celles que nos interlocuteurs ne posent même plus dans le pire des cas.

Je vais donc avec son accord me permettre de reprendre ces dites questions et d'y apporter ma contribution à la réflexion ambiante sur l'e-réputation, émaillée de quelques cas vécus.

Et je vous invite donc à lire les réponses apportées en premier lieu à ces questions par Camille.

1) " Il y a de nombreux commentaires négatifs sur ma marque ! Je vais y répondre de manière anonyme afin de les recouvrir et de mieux les contrôler... "

Selon moi troller est une erreur. Cette stratégie va à l’encontre de nombreuses règles sur Internet qui ont été édictées dans la netiquette [ FR | ENG] sur laquelle je ne peux que convier de nombreux prestataires de communication en ligne ou de online reputation management à se pencher rapidement…


On ne trolle pas. Par ailleurs, rappelons que troller ce n’est pas spammer. Troller c’est s’engager dans une conversation que l’on sait stérile (Playstation meilleure que Xbox, Mac meilleur que PC…) ce qui est très différent de publier plusieurs dizaines de fois le même message (assimilable au spam).


Par extension de la netiquette on ne spamme pas et a fortiori on ne mystifie pas ! C’est une règle sinequanone datant de 1995 et jamais remise en question. Le fait que l’on soit derrière un écran ne doit pas inciter à se faire passer pour un autre, à manipuler. C’est un des fondamentaux du comportement à adopter sur Internet.

En dehors des aspects purement éthiques auxquels certains pourraient simplement répondre par "Business is Busines" ou bien encore "la faim justifie les moyens", ditres vous que c'est simplement une erreur.

Tout d'abord une erreur de calcul. Dans le cas d'un vrai problème d'e-reputation dites vous que les consommateurs et internautes mécontents seront sans doute nombreux. ... Et que si vous essayez de gommer leurs avis négatifs ils risquent de surenchérir. Vous trouverez difficilement les moyens de lutter via cette méthode.

De surcroît, si dans le public des mécontents se trouvent quelques webmasters, informaticiens, référenceurs vous pouvez vous attendre à des représailles dangereuses si votre action de contre influence est détectée. Google bombing par exemple...


Donc en cas de commentaires nombreux et négatifs de bonnes pratiques sont :

- De répondre en précisant bien que le problème est dès à présent pris en charge
- Déporter la conversation sur un espace hors ligne ET s’occuper du problème
- Ou déporter la conversation sur un espace de conversation géré par la marque et se réapproprier le débat

2) " L'opinion des internautes sur ma marque est le reflet de l'opinion de mes consommateurs..."

Les internautes ne sont pas un échantillon représentatif de la population française, les internautes qui s’expriment sur une marque ou un produit sont rarement représentatifs des consommateurs de la marque.

Si vous en doutez, par exmeple, allez au café PMU du coin, dans les rayons des supermarchés et demandez qui connait Twitter par exemple. Je peux vous assurer que vous ferez un bide quasi total.


Par ailleurs on sait que les mécontents ont systématiquement plus tendance à s’exprimer sur une marque ou un produit que les contents. En effet, un mécontent qui s’exprime est bien souvent une personne avec qui le dialogue avec la marque a été rompu (CRM autiste, voire pas de réponse du tout).


Bref, étendre statistiquement à la vie réelle ce qui peut être comptabilisé sur Internet est une erreur statistique grossière que l’on croise pourtant souvent dans les discours et dans la méthodologie relatifs aux démarche de gestion de l'e-réputation.

Les avis collectés sur Internet devraient plus être perçus comme un moyen d’identifier des problèmes sur des produits, des problèmes de gestion de la relation clientèle, des problèmes de positionnement sur le marketing mix, etc et donc comme un moyen de commencer à résoudre des problèmes à la fois de fond mais également des problèmes individuels.


En fait, bien souvent, ceux qui s’expriment en mal sur une marque ne font que stigmatiser des pratiques de gestion de la relation clientèle d’un autre âge. Qui ne s’est pas entedu dire par un call center « Désolé mais je n’ai pas ce cas dans ma fiche » ou bien encore « Je ne suis pas à même de prendre une décision » ou « Je ne peux pas vous passer mon responsable », …etc


Aujourd’hui si une entreprise refuse de faire le nécessaire pour réparer un préjudice dont peut souffrir un de ses clients, le client en question essaiera également de lui nuire ou bien de forcer l’entreprise à rétablir le contact en exposant les faits sur Internet.

L'analyse économique nous en dit plus sur le ce qui pousse ces internautes à s'exprimer.

Tout d'abord chaque individu optimise ses ressources dont le temps fait partie.

Publier sur Internet prend du temps et donc coûte. Si un internaute publie c'est qu'il attend un bénéfice retour du temps qu'il a perdu.

- Un bénéfice psychologique associé à la venceance, la revanche. Tu me nuis je te nuis. Bénéfice pouvant être associé à la satisfaction de devenir potentiellement un leader d'une contestation grandissante, voire la victime symbolique d'une entreprise sourde.

- Un bénéfice financier : la résolution de son problème voire une compensation.

On voir alors que le bénéfice psychologique retiré par l'internaute content est de fait moins évident.

- Il ne peut pas espérer de compensation financière (ce qui explique aussi l'apparition des billets sponsorisés :) )

- Il peut juste à la limite se placer dans une communauté et retirer le bénéfice de l'apaprtenance à un groupe, de la reconnaissance des autres comme contributeur à une cause, à un idéal : celui de la défense de l'entreprise.

Sur ces bases de réflexion on voit donc bien que l'expression des internautes sur une marque ne peut en aucun cas être représentative de ceux des consommateurs dans la vraie vie. Le biais ne peut être que fort.

Les enjeux sont donc :

- une exploitation pour ce qu'elle est des avis exrpimés sur Internet : des avis individuels.

- dans le cadre de la gestion de sa réputation, de faciliter l'expression de l'avis des consommateurs satisfaits : à travers la création de portails de notations de ses prestations, par l'envoi d'emails invitant les internautes à noter la prestation ou le produit, en facilitant les outils de rédaction et de publication au maximum. Si beaucoup d'entreprises hésitent encore à mettre en place ce genre de démarches c'est simplement car elles ont peur de faciliter également la remonté d'informations négatives, alors que l'enjeu principal est surtout de permettre l'expression d'avis favorables moins enclins à trouver leur propre voie d'expression et à y consacrer du temps.

3) " Je vends de la "viande avariée" (un produit ou un service de mauvaise qualité). Une bonne campagne de buzz et je transformerai mon produit en caviar ? "

Oui bien sur... Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier aluminium... ;)

Soyons un peu sérieux...

Effectivement un mauvais produit ou un mauvais service restera mauvais quelle que soit la pub que vous en faites. Le buzz peut jouer sur des créneaux de produits très concurrentiels où la différenciation principale se fait sur la notoriété de la marque ou du produit, des produits sur lesquels il est difficile pour le consommateur d’établir par lui-même des critères objectifs de jugement et de différenciation.


Il suffit de regarder autour de soit d’ailleurs, les campagnes de buzz marketing jouent rarement la carte de la qualité produit. Elles appuient plus souvent sur des notions affectives, émotionnelles (design, appartenance à une communauté, …)

On en revient finalement toujours aux mêmes fondamentaux : l’internaute a une vie... Il achète, il mange, il boit. Ce n’est pas que quelqu’un qui ingurgite de la pub.

Le buzz, le management de la réputation en ligne reste un bonus permettant de faire le succès d’un bon produit, un vecteur d'accélération des ventes.

4) " Ma réputation dans la vie réelle me poursuit-elle sur le web ? "

De plus en plus le consommateur est un internaute (il suffit de regarder les usages d’Internet). De même qu’il parle de son expérience consommateur lors d’un dîner il va aussi l’exprimer sur Internet. Il faut donc selon moi cesser de segmenter e-reputation et réputation.

Là encoreje reviens sur ce que j'ai dit mais je pense que le terme e-réputation n'a simplement pas lieu d'être. Ce n'est qu'une composante de la réputation. En angalis on trouve souvent d'ailleurs la notion de "online reputation management", beaucoup plus explicite.

Internet est un vecteur d’expression comme un autre même si bien évidemment la catégorie des internautes s’exprimant est à part (non représentative de la population française), mais tout comme peuvent l’être aussi les populations d’autres lieux de construction de la réputation tels que les salons professionnels ou les réunions Tupperware…


Mais oui. Votre réputation en ligne vous poursuivra dans la vie réelle et inversement. Certains types de produits s’adressant à certains types de publics auront toutefois une propension plus forte à être soumis à ce problème… ou au contraire à profiter de cet avantage.

5) " Afin d'accroitre ma réputation sur le web, je vais créer un dispositif entier d'outils (Twitter, Facebook, etc.) et c'est parti… "

Etre présent sur les réseaux sociaux c’est s’engager ! Si vous devez le faire à moitié ne le faites pas. Ne faites pas passer d’offres d’emploi sur LinkedIn si le seul moyen d’y répondre c’est par courrier, n’ayez pas de compte Twitter si c’est pour ne pas répondre aux messages qui vous sont adressés. Et la liste des exemples est longue.

Si vous vous sentez Web 1, restez Web 1 ! Mieux vaut cela que d’avoir une démarche de valorisation de sa marque sur les réseaux sociaux tout en continuant à asséner une bonne vieille communication unilatérale et descendante.

Pour vous lancer :

- Observez le fonctionnement des lieux numériques
- Choisissez celui ou ceux où vous souhaitez être présent
- Déterminez certaines règles relatives à la communication qui sera menée (Qui ? Quoi ? Comment ?)
- Evoluez !!! Ajustez votre communication face aux interactions des internautes.

Soyez « humains » et ne restez pas figés derrière vos fiches et vos méthodologies qui ne doivent être conçues que comme des gardes fous pour éviter les grosses sorties de route.

Se lancer dans le Web 2 et l’intégrer pleinement c’est devoir rompre avec la rigidité de certains outils en place pour les réinventer ou tout du moins les adapter à votre démarche… A quand un CRM qui intègre Twitter ? ou bien logiciel de gestion des commandes ?

6) " Pour lancer mon nouveau produit il me suffit de contacter les 10 premier bloggeurs sur Wikio, et c'est parti "

J’ose espérer que le buzz marketing c’est plus que ça mais malheureusement je pense que le chemin à faire par les agences de RP est énormissime.

Dans le best of des mauvaises pratiques que j’ai recensé dernièrement : créer un label bidon en promettant une interaction avec la marque, la participation à une démarche d’échanges and so on et… et… et… que dalle. On liste les blogs labellisés. On se regarde le nombril.

L’ajout d’amis sur Facebook par les agences de RP en ligne aussi, sans même un mot de présentation, d’explication.

L’envoi de communiqués de presse totalement non ciblés par rapport à la problématique du blog.

Et la liste est monstrueusement longue.

Effectivement… Vous pouvez contacter les 15 blogueurs les plus "influents" [NDLR : j'utilise le terme de blogueur influent à mon corps défendant : je le déteste foncièrement... car j'ai moi même personnellement du mal à définir l'influence d'un blogueur ou même d'un média dans l'absolut et aussi sur une thématique particulière...] Ce sera toujours mieux que les 15 moins" influents".

Mais après tout dépend aussi de la façon dont vous les contactez.

D’expérience je sais que les blogueurs n’aiment pas passer pour des sous journalistes. Trop d’agencce de comm jouent la carte de la surenchère à la convivialité (on n’a pas élevé les cochons ensembles) ou au contraire les blasés (genre « vous ne savez pas la chance que vous avez que vous nous contactions »…)

Le mieux c’est de cibler les blogueurs faisant autorité [NDLR : attention : autorité est très diffférent de notoriété...] sur le sujet, de leur vendre les qualités de votre produit (le fond en somme), et ensuite de rajouter une couche comm et visibilité et non pas l’inverse…

7) " Mon e-réputation dépend-elle de ma visibilité sur les moteurs de recherches ?"

La visibilité sur les moteurs de recherche (AKA Google...) reste un enjeu principal pour l'"e-réputation". Avoir un bon référencement sur le nom de votre marque et de votre produit. Il vous suffit pour vous en convaincre de mettre une centaine d’internautes derrière un ordinateur avec le nom d’une marque ou d’un produit et de leur demander d’essayer de trouver de l’information.


Certains produits sont toutefois fortement sensibles à d’autres visibilités. Dans le secteur des hautes technologies, les forums restent un lieu fort de construction de l’eReputation, de même que chez les voyagistes et chez les restaurateurs.

Il est d'ailleurs très intéressant de voir comment le marché se structure actuellement avec de plus en plus d'offres e-réputation émanant de pure players du Search Engine Optimisation ou Marketing.


8) " Peux t'on mesurer mon e-réputation ? "

Non. On en peut pas mesurer l'e-réputation. Pour toutes les raisons que j'ai développé dans ce même billet et surtout principalement dans mon précédent dédié aux indicateurs de l'eRéputation.

On peut par contre essayer d'estimer le retour sur investissement d'une campagne de communication en ligne, quelle soit dite de buzz marketing ou pas. Mais ça c'est un autre sujet.

9) " Si mes enfants "disent" des bêtises sur le web, ils en pâtiront dans 10 ans..."

J'espère que dans 10 ans la société (française) aura suffisamment évoluée pour comprendre que quel que soit l’âge que l’on a on peut s’exprimer sur Internet sur des sujets personnels, et que cela ne présume pas forcément de vos qualités professionnelles. …

Enfin on peut toujours rêver. Et quant à ceux qui veulent faire surveiller leurs enfants, je pense qu’hormis certains dispositifs assez évident de blocages de certains sites pour les jeunes enfants / adolescents, elle ne devrait pas être réalisée sans l’accord de votre enfant.

10) " Au final : dois-je avoir peur de mon e-réputation ? "

Non. La maîtrise des médias numériques est un véritable atout pour les entreprises qui n’oublieront pas qu’il s’agit là d’un moyen efficace de faire parler de leur (bon) produit.

C’est aussi un outil formidable d’apprentissage de qui sont certains de vos consommateurs, des problèmes qu’ils peuvent rencontrer. Un des plus bel exemple que je connaisse est celui de Free qui a complètement renversé la vapeur avec le forum le plus actif qui soit chez les utilisateurs qui devenait « anti-Free » pour finalement en faire une communauté d’échanges, de partage et d’entraide.

Cela s’est fait par une petite transition dans la vie réelle : Free ayant convié les leaders du forum dans leurs locaux, leur a fait visiter leurs infrastructures et leur a exposé les problèmes auxquels ils étaient confronté au quotidien.

Je trouve d'ailleurs très dommage le discouts alarmiste là encore trop souvent entendu qui vise à faire peur : "Faites de l'e-réputation vous périrez". Finalement si l'on regarde, le nombre de cas alarmiste est faible, et souvent lié à de grandes entreprises avec de nombreux consommateurs.

Attention, je ne dis pas qu'il ne faut pas surveiller ce qui se dit de vous sur Internet et investir ces espaces numériques. Mais faites le plus dans une logique d'amélioration, de démarche de service, de qualité et de relation clientèle que dans une optique de contre-influence et de surveillance.

Ah et j'allais oublier le plus important. Comme ils disent sur un des "plus grand réseau social", lâchez vos comm'



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Dernière mise à jour : ( 17-11-2009 )
 
Conférence Intelligence économique et stratégies d'alliance
Écrit par Admin   
12-11-2009

Pour tous les petits veinards qui habitent à Montpellier ou ses environs se tiendra le 24 novembre en fin de journée une conference sur les stratégies d'alliances entre PME et la place de l'intelligence économique dans cette démarche.

J'ai donc été convié par la l'agglomération de Montpellier à venir m'exprimer sur ce sujet avec d'autres intervenants.

Le détail de la conférence :

Montpellier Prospectives : "L'alliance entre PME, comment profiter de ce vecteur de croissance?" à l'Hôtel d'Agglomération de Montpellier
24 novembre 2009 à 18h

En France et plus particulièrement en région Languedoc-Roussillon, les PME après un démarrage prometteur, peinent à se développer. Sept ans après leur création, les entreprises françaises ne parviennent à accroître leur effectif que de 7% en moyenne, contre 22% en Allemagne et 126% aux États-Unis ! Les entreprises françaises, généralement moins rentables, ont un taux de marge inférieur d’un tiers à celui des entreprises américaines, anglaises ou allemandes.

Les entreprises qui emploient de 250 à 1000 salariés sont deux fois plus nombreuses au Royaume-Uni et trois fois plus encore en Allemagne.
En septembre 2008, un Montpellier Prospectives avait abordé le sujet de la problématique de croissance des PME.


Parmi les freins identifiés par une étude réalisée auprès d'entrepreneurs par Ernst &Young «Ambition de grandir,paroles d'entrepreneurs» (Octobre 2007), ressortait l'absence d'entraide entre les entreprises : alors même que peu de PME atteignent une taille critique suffisante, « chacun fait cavalier seul ».
L'alliance semble bien être un des moteurs de la performance des entreprises. Identifiée comme un axe stratégique pour le développement des entreprises, elle fait parti du pack croissance PME, programme professionnel d'appui au développement des entreprises lancé par l'agglomération de Montpellier en octobre 2009. Cette conférence Montpellier Prospectives approfondit la réflexion en réunissant des experts présentant les différents modèles (partenariat, coopétition, mutualisation...), les outils de soutien aux projets collectifs et bien sûr des PME apportant leur témoignage sur l'intérêt mais aussi les pièges à éviter dans la gestion d'un projet d'alliances. Cette conférence vise donc à transmettre les axes clés à l'élaboration de pactes, partenariats et alliances entre PME/TPE.

PROGRAMME


Animation par JacquesRamon, Journaliste aux Echos

Accueil des participants par Monsieur le Vice-président de la Communauté d'Agglomération de Montpellier, Président délégué de la commission"Développement économique et emploi

I- LES DIFFERENTES STRATEGIES D'ALLIANCE :

* LES STRATEGIES D'ALLIANCE
Présentation des types d'alliance (industrielle, technologique et commerciale), des grandes étapes de construction ainsi que des enjeux majeurs liés à leur mise en place.
Frédéric Volle, gérant, ABSO Conseil
Le cas particulier de lacoopétition : stratégie d'alliance entre concurrents. Entre compétition et coopération pour une attaquede nouveaux marchés.
Frédéric Leroy, directeur, ISEM et chercheur, ERFI.

II - LES ETAPES DE MISE EN PLACE D'UNE STRATEGIE D'ALLIANCE : COMMENT CA MARCHE ?

* Structurer la démarche : modalitéspratiques, pièges à éviter...
Frédéric Volle, Gérant, ABSO Conseil

* Détecter les opportunités : la veille économique, un outil majeur.
Frédéric Martinet, consultant spécialisé dans l'IE.

* Contractualiser
L'avis d'un juriste :comment négocier, comment anticiper l'avenir ?
Gérard Leonil, avocat, Ernst&Young Société d'Avocats

III - LES TEMOIGNAGES ENTREPRISES :

* Oxygène, mise en commun de bâtiment et projet de synergie de compétences : un regroupement par mutualisation
M.Kaminski, directeur général, Artes Montpellier

* Calliscope / Geckomedia, élaboration d'une offre commune dans le secteur médical : un partenariat« Marketing »
Gérard Peccoux, directeur général, Calliscope

* Handiméditerranée,conception de produits innovants dédiés au handicap : un partenariat de recherche médicale
Patrick Ducros, directeur, Marcenac et Ducroset président, association Handiméditerranée

---

Pour assister à cette conférence il est nécessaire de vous inscrire par contre !

Ca se déroulera à l'Hôtel de l'Agglomération de Montpellier dans le quartier Antigone.
>> Voir le plan d'accès

PS : C'est  l'occasion aussi pour moi de vous rappeler que se tiendra également à Montpellier les 18 et 19 novembre, le Digiworld Summit organisé par l'Idate avec entre autre chose une conférence à 16 h 50 le 18 intitulée : "Evolving consumption habits and content innovation" et qui verra intervenir Yahoo! Europe, M6Web, EndemolUK, ...

PS2 : et toujours sur le Digiworld SUmmit, une session sur les jeux vidéos et les innovations dans ce secteur



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Consultant et formateur veille et intelligence économique
Webmaster d'un site sur l'intelligence économique depuis 8 ans (martinet-on-line.com désormais devenu actulligence.com)
Intervenant dans plusieurs formations de 3ème cycle en veille et intelligence économique.

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